NouveauQilyo se connecte maintenant à Shopify
Qilyo
É
Équipe QilyoAuteur vérifié Qilyo

Comment identifier ses vrais concurrents SEO?

Vos concurrents commerciaux ne sont pas forcément ceux que Google place face à vous. Voici une méthode d'enquête en quatre étapes, avec un exemple déroulé, pour repérer les domaines qui vous disputent réellement le trafic organique.

Sommaire de l’article 10 sections
  1. 01 · Qu'est-ce qu'un vrai concurrent SEO, et en quoi diffère-t-il d'un concurrent commercial?
  2. 02 · Prérequis: ce qu'il faut avoir sous la main
  3. 03 · Étape 1: constituer son jeu de requêtes à partir de Search Console
  4. 04 · Étape 2: repérer les domaines candidats par chevauchement de mots-clés
  5. 05 · Étape 3: vérifier les domaines dans des SERP aux paramètres comparables
  6. 06 · Étape 4: prioriser les domaines et exclure les faux concurrents
  7. 07 · Exemple déroulé: un site de formation en comptabilité en ligne cherchant ses vrais concurrents
  8. 08 · Cas particuliers: site sans historique et surfaces IA de Google
  9. 09 · Erreurs fréquentes à éviter
  10. 10 · Conseils pratiques pour garder une liste fiable dans le temps

En bref: un vrai concurrent SEO est un domaine que Google met en face de vous sur vos requêtes, pas forcément celui que vous citez en réunion. Partez de vos requêtes réelles, validez-les dans des résultats relevés à paramètres constants, puis triez les domaines remontés par les outils au lieu de les retenir en bloc.

Demandez à une équipe qui sont ses concurrents: elle citera quelques noms sans hésiter. Ouvrez ensuite Google sur les recherches qui font vivre le site, et vous y trouverez souvent un média, un comparateur ou un annuaire que personne n'avait mentionné. Cette méthode traite la question comme une enquête: on collecte des indices, on les recoupe, on écarte les fausses pistes.

Qu'est-ce qu'un vrai concurrent SEO, et en quoi diffère-t-il d'un concurrent commercial?

Un concurrent SEO est un domaine qui se positionne sur les mêmes mots-clés organiques que le vôtre. Il se bat donc pour une partie du même trafic issu des résultats naturels de Google. C'est la définition de travail retenue par les rapports de concurrents organiques de Semrush, qui listent les domaines classés sur les mêmes mots-clés que le site analysé.

Cette définition est volontairement étroite. Elle ne mesure ni la concurrence commerciale, ni la marge, ni le positionnement de marque. Elle dit seulement qui partage votre terrain dans les résultats de recherche (les SERP, c'est-à-dire les pages de résultats de Google).

Concurrent SEO ou concurrent commercial

Le concurrent commercial vend une offre comparable à la vôtre, au même public. Le concurrent SEO, lui, apparaît sur les mêmes recherches, qu'il vende ou non quelque chose de similaire. Les deux profils se recoupent souvent, mais pas toujours.

Un exemple neutre: un média spécialisé, un comparateur ou une marketplace peut capter votre trafic sans vendre la même offre. Pour un utilisateur qui tape une recherche large, ces pages répondent parfois mieux que celle d'une entreprise. Sur le plan du trafic organique, ce sont pourtant bien des concurrents, et leur stratégie éditoriale ne ressemble pas à celle d'un rival commercial.

Pourquoi la liste « de tête » est trompeuse

Les concurrents que vous connaissez déjà ne sont pas forcément ceux que Google vous oppose. Votre liste mentale reflète votre histoire de marché, vos salons, vos appels d'offres. Google, lui, raisonne par requête et par intention de recherche, sans connaître votre cartographie interne.

Pour corriger ce biais, la méthode suit quatre temps, dans cet ordre:

  1. constituer un jeu de requêtes à partir de données réelles;

  2. repérer les domaines candidats par chevauchement de mots-clés;

  3. vérifier ces domaines dans des SERP relevées à paramètres comparables;

  4. prioriser, puis trier pour exclure les faux concurrents.

Prérequis: ce qu'il faut avoir sous la main

Rassemblez ces éléments avant de commencer. Aucun n'est compliqué, mais l'absence de l'un d'eux fragilise toute la suite.

  • L'accès à la propriété Search Console du site: c'est la condition nécessaire pour exploiter vos requêtes réelles.

  • Le marché visé: pays, langue, et appareils importants pour votre audience.

  • Un outil de rapport de concurrents organiques (par exemple un rapport de type Semrush) ou, à défaut, des relevés manuels dans Google.

  • Un tableur pour consigner, à chaque relevé, la requête, le pays ou la ville, la langue, l'appareil et la date.

La démarche peut se faire gratuitement, en manuel. Les outils servent surtout à accélérer le calcul du chevauchement de mots-clés entre domaines, une opération longue à reproduire à la main.

Étape 1: constituer son jeu de requêtes à partir de Search Console

Commencez par exporter ce que Google vous a réellement montré. Dans le rapport Performance de Search Console, la dimension « requêtes » donne la base de travail: elle reflète les impressions et les clics observés pour votre site, pas une liste théorique de tous les termes possibles.

Repérer requêtes attendues et inattendues

Parcourez la liste en cherchant deux choses. D'abord les requêtes attendues, celles qui correspondent à votre offre et confirment votre positionnement. Ensuite les requêtes inattendues, qui révèlent des sujets sur lesquels Google vous associe sans que vous l'ayez décidé.

Portez une attention particulière aux requêtes à fortes impressions et faible CTR (taux de clics). Elles signalent souvent une zone où d'autres résultats attirent davantage l'internaute, donc un terrain où des concurrents méritent d'être identifiés.

Regroupez ensuite ces requêtes par thème d'offre et par intention (s'informer, comparer, acheter). L'objectif est une liste stratégique de taille gérable, pas un export de milliers de lignes.

Segmenter par pays et appareil

Appliquez les filtres Pays et Appareils lorsque ces dimensions comptent pour votre audience. La dimension pays regroupe les données selon le pays d'origine de la recherche, et la dimension appareil distingue ordinateur, tablette et mobile. Un site qui cible la France sur mobile n'a pas forcément les mêmes rivaux qu'un site visant plusieurs marchés sur ordinateur.

Attention à une confusion fréquente: le pays de recherche n'est pas le pays de l'entreprise. Une société établie en France peut tirer l'essentiel de son trafic de Belgique ou de Suisse, et c'est ce marché-là qu'il faut analyser.

Combler les requêtes manquantes

Complétez le jeu par les thèmes et mots-clés cibles que vous connaissez déjà. Search Console ne dit pas tout, et cette lacune est documentée.

Point de vigilance

Google exclut des tables détaillées les requêtes anonymisées, généralement émises par seulement quelques dizaines d'utilisateurs sur deux à trois mois (Google Search Central, 2022). Elles peuvent rester incluses dans les totaux des graphiques hors filtrage par requête. Cela gêne surtout la longue traîne et les petits sites: l'absence d'une requête dans vos tableaux ne prouve donc pas qu'elle ne génère aucune activité.

Étape 2: repérer les domaines candidats par chevauchement de mots-clés

Lancez un rapport de concurrents organiques dans l'outil dont vous disposez. Il liste les domaines classés sur les mêmes mots-clés organiques que votre site. À ce stade, vous obtenez des candidats, pas encore des concurrents confirmés.

Niveau de concurrence ou mots-clés communs

Deux colonnes se ressemblent mais ne disent pas la même chose. Les mots-clés communs comptent l'intersection brute entre deux portefeuilles. Le niveau de concurrence de Semrush, lui, est calculé à partir du nombre de mots-clés de chaque concurrent et du nombre de mots-clés communs.

La conséquence est concrète: deux domaines peuvent partager beaucoup de requêtes sans avoir une couverture organique globale comparable. Un très gros site généraliste recoupe presque tout le monde sans pour autant vous ressembler. Ce calcul reste propre à la méthodologie de l'outil, d'où la vérification qui suit.

Lire les deux classements ensemble

Triez d'abord la liste par niveau de concurrence, puis par mots-clés communs, et comparez les deux résultats. Les domaines qui figurent en bonne place dans les deux listes sont vos candidats les plus solides. Ceux qui n'apparaissent que dans l'une demandent un examen plus attentif: un grand nombre de mots-clés communs peut masquer une proximité très partielle.

Gardez en tête que certains outils de découverte se fondent sur les mots-clés communs présents dans le top 20 organique de Google. Le périmètre de l'analyse dépend donc de la façon dont l'outil définit sa fenêtre de résultats.

Étape 3: vérifier les domaines dans des SERP aux paramètres comparables

Ouvrez Google et relevez vous-même les résultats des requêtes stratégiques. C'est l'étape qui transforme une liste d'outil en observation. Elle n'a de valeur que si les relevés sont comparables entre eux.

Documenter le contexte de recherche

Google fait varier ses résultats selon le lieu, la langue, le type d'appareil, les résultats associés, les recherches récentes et le moment de la recherche. Pour chaque relevé, consignez au minimum:

la requête exacte, le pays ou la ville si pertinent, la langue, l'appareil et la date. Pour une requête locale, renforcez le contrôle géographique: un écart de quelques kilomètres peut changer la liste des acteurs.

Notez ensuite, pour chaque requête, quels domaines et quelles URL reviennent. Retenir l'URL et pas seulement le domaine vous servira à comprendre sur quelle page se joue la concurrence.

Consulter une version non personnalisée

Google propose un lien « Try without » pour consulter une version non personnalisée des résultats. Utilisez-le pour limiter l'effet de votre historique de navigation pendant la vérification manuelle.

À noter

Même sans recommandations personnalisées, Search continue d'utiliser notamment la zone, la langue et le type d'appareil. Ce contrôle réduit un biais, mais il ne produit pas une SERP universelle. La personnalisation ne touche d'ailleurs pas nécessairement toutes les requêtes ni tous les résultats.

Étape 4: prioriser les domaines et exclure les faux concurrents

Triez maintenant vos candidats à partir de vos relevés. Ne retenez pas automatiquement tous les domaines remontés par un outil: le tri est la partie qui demande du jugement, et c'est elle qui fiabilise la suite.

Classer par récurrence

Classez les domaines selon leur récurrence sur les requêtes stratégiques. Un domaine présent sur presque toutes vos requêtes à forte valeur pèse davantage qu'un domaine très visible sur une seule. Examinez ensuite le détail des mots-clés communs et les URL concernées, requête par requête, pour comprendre sur quoi se fait réellement la rencontre.

Écarter les domaines hors sujet

Excluez les domaines hors sujet pour votre offre, l'intention de recherche ou la zone visée, même avec un chevauchement technique élevé. Un site qui partage vos mots-clés mais répond à une autre intention, ou cible un autre pays, ne vous prend pas le trafic qui compte.

Segmentez enfin la liste finale en trois familles:

  • les concurrents directs de l'offre;

  • les concurrents éditoriaux ou agrégateurs (médias, comparateurs, annuaires utiles);

  • les domaines très généralistes, à traiter à part.

Vous obtenez une liste restreinte et justifiée, prête pour l'analyse approfondie.

Exemple déroulé: un site de formation en comptabilité en ligne cherchant ses vrais concurrents

Ce cas est fictif et purement pédagogique: aucun chiffre ni domaine ci-dessous ne provient d'une donnée réelle. Il sert à montrer comment les quatre étapes s'enchaînent.

Du jeu de requêtes à la liste retenue

Le site propose des formations en comptabilité à distance, pour le public français. Dans Search Console, on extrait les requêtes, on les regroupe par intention (se renseigner sur un métier, comparer des formations, s'inscrire), puis on segmente sur la France et le mobile, usage dominant de l'audience dans ce scénario. Les requêtes inattendues révèlent des recherches sur des diplômes que le site n'avait pas ciblés.

Le rapport de concurrents organiques fait remonter un annuaire généraliste en tête du chevauchement. Il partage énormément de mots-clés avec le site, mais sur des recherches de simple information. À l'inverse, un organisme de formation moins visible dans l'outil apparaît sur toutes les requêtes à intention commerciale lors du relevé des SERP, avec les paramètres consignés dans le tableur.

Le tri retient donc l'organisme moins visible comme concurrent prioritaire et rétrograde l'annuaire. Un classement brut par volume de mots-clés communs aurait fait l'inverse.

Tableau de décision final

Domaine (fictif)

Récurrence sur les requêtes

Type de concurrent

Décision

Annuaire généraliste

Forte chevauchement technique, intention informationnelle seulement

Domaine généraliste

Écarté, à surveiller à part

Organisme de formation spécialisé

Présent sur toutes les requêtes à intention commerciale

Concurrent direct de l'offre

Retenu, priorité haute

Média sur les métiers de la comptabilité

Présent sur les requêtes d'orientation

Concurrent éditorial

Retenu, à surveiller

Plateforme de formation généraliste

Présente sur une partie des requêtes de comparaison

Agrégateur

Retenu à part

L'essentiel à retenir

L'objectif n'est pas la liste la plus longue, mais la plus fiable. Quelques domaines justifiés par des relevés datés valent mieux qu'un export de plusieurs pages que personne n'a vérifié.

Cas particuliers: site sans historique et surfaces IA de Google

Un nouveau site sans positions

Un site récent n'a pas encore de données de positions: Search Console ne peut pas nourrir l'étape 1. Partez alors d'une liste de mots-clés cibles représentatifs de l'offre, des intentions et du marché réellement visés. Semrush indique d'ailleurs que son rapport Position Tracking Competitors Discovery peut identifier les principaux concurrents à partir d'une telle liste.

Cette liste doit ensuite être validée dans les SERP, comme pour tout autre site. Elle reste une hypothèse tant que vous n'avez pas observé qui Google affiche réellement.

Concurrents cités dans les réponses IA

Si les fonctionnalités IA de Google font partie du périmètre que vous suivez, analysez séparément les domaines et pages cités dans AI Overviews et AI Mode. Google indique que ces fonctionnalités peuvent recourir au « query fan-out »: plusieurs recherches liées, lancées sur des sous-thèmes, pour identifier davantage de pages de soutien pendant la génération de la réponse (documentation Google Search Central, mise à jour le 15 mai 2026). L'ensemble de liens affiché peut donc différer de celui d'une recherche web classique.

Cette analyse complète celle des concurrents organiques sans la remplacer automatiquement. Elle n'a de sens que si ces fonctionnalités apparaissent effectivement dans le marché étudié. Une fois votre liste fiabilisée, vous pouvez poursuivre avec une démarche d'Analyse concurrentielle seo plus large.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Se limiter aux concurrents déjà connus, ou aux seuls concurrents commerciaux. Vous passez à côté des médias et agrégateurs qui captent votre trafic.

  • Retenir tous les domaines d'un outil sans contrôle des SERP ni de l'intention. Un outil calcule un chevauchement, pas une pertinence.

  • Comparer des SERP relevées dans des contextes différents: pays, appareil, date ou personnalisation distincts rendent les écarts ininterprétables.

  • Confondre beaucoup de mots-clés communs et proximité réelle. Lisez toujours ce nombre avec le niveau de concurrence et l'intention.

  • Croire qu'une requête absente de Search Console n'a aucun potentiel. Les requêtes anonymisées restent invisibles dans les tables détaillées.

Conseils pratiques pour garder une liste fiable dans le temps

Conservez un tableur daté de vos relevés. Sans historique, vous ne saurez pas si un domaine monte, disparaît ou n'a jamais été là: seule la comparaison d'une période à l'autre permet de le dire.

Révisez la liste lorsque l'offre, le marché ou les requêtes stratégiques évoluent. Un nouveau service, une extension géographique ou un changement d'intention dominante suffisent à modifier votre paysage concurrentiel.

Commencez par 10 à 20 requêtes prioritaires avant d'élargir. Mieux vaut une base maîtrisée et bien documentée qu'un périmètre trop vaste où les relevés deviennent incomparables.

Distinguez enfin, dans la liste finale, les concurrents prioritaires et les domaines à surveiller. Cette séparation évite de disperser l'analyse sur des acteurs secondaires, tout en gardant un œil sur ceux qui pourraient monter. Une liste de concurrents solide se reconnaît à ce qu'elle peut se justifier, domaine par domaine, par des relevés précis et un contexte de recherche clairement noté.

FAQ

Le concurrent commercial vend une offre comparable à la vôtre. Le concurrent SEO est un domaine classé sur les mêmes mots-clés organiques que vous, même s'il ne vend rien de semblable: média, comparateur, annuaire ou marketplace.

Partager cet article LinkedIn E-mail

Le journal Qilyo

Tous les articles
Guide principal

Guide principal

Analyse concurrentielle SEO: comprendre pourquoi vos concurrents vous dépassent

SEO

SEO

Comment trouver les mots-clés de ses concurrents?